La femme algérienne est en droit de s’enorgueillir de ses acquis accomplis depuis l’indépendance (Président Bouteflika)

9 Março, 2018
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Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé, jeudi, que la femme algérienne est en droit de s’enorgueillir de ses acquis, des réalisations et des progrès qu’elle a accomplis depuis l’indépendance, une démarche que l’Etat oeuvre à consacrer pour la promotion des droits de la femme en veillant à lui assurer politiquement et socialement les mêmes droits que l’homme.

Dans un message à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Femme, tenue à l’hôtel El Aurassi (Alger) et lu en son nom par le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Louh, le président de la République a assuré que “la femme algérienne est en droit, aujourd’hui, de s’enorgueillir de ses acquis, des réalisations et des progrès qu’elle a accomplis et qui ont renforcé sa place et forcé l’admiration dans son environnement local et régional”.

L’histoire retiendra cette avancée “remarquable” de la femme algérienne, tout comme elle retiendra ses hauts faits “durant le combat libérateur mais aussi tout au long des six décennies d’édification et de construction post indépendance ainsi que sa capacité de résilience et ses sacrifices pour la sauvegarde de l’Etat algérien durant la tragédie nationale”, a ajouté le Président Bouteflika.

Le président de la République a rappelé, à ce propos, qu’outre la libération de la patrie du joug colonial, la révolution de Novembre a rendu possible la réalisation de nombreux autres objectifs dont l’émancipation de la femme sur le plan politique en lui accordant des droits, et l’égalité des chances, soulignant qu’il s’agit là d’une démarche que “nous avons oeuvré à consacrer pour la promotion des droits de la femme en veillant à lui assurer politiquement et socialement les mêmes droits que son frère l’homme”.

“Notre peuple peut se prévaloir de l’équité consacrée dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement, entre les filles et les garçons. L’on y constate même que les étudiantes dépassent leurs frères étudiants en nombre”, a ajouté le chef de l’Etat, relevant que “les Algériens et Algériennes peuvent également être fiers des domaines investis par la femme dans le monde du travail, non seulement dans certains métiers à caractère social comme c’est le cas dans d’autres pays, mais aussi dans le corps de la magistrature, dans la défense nationale et les corps de sécurité où l’Algérienne assume désormais les plus hauts grades et assure les plus hautes responsabilités”.

Dans le secteur économique, la femme “tend à égaler son frère l’homme dans le domaine de l’entrepreneuriat économique, notamment parmi les jeunes”, poursuit le président de la République, mettant en avant sa fierté des responsabilités qu’assume la femme dans ce secteur, à la tête d’entreprises économiques importantes et même d’organisations patronales.

Le Président Bouteflika, a rappelé, dans ce cadre, le rôle “important” de l’Etat dans la promotion de la participation économique de la femme rurale à travers la mise en place d’un nombre de dispositifs encourageant leurs initiatives.

C’est dans le cadre de cette évolution qu’interviennent les démarches entreprises pour la promotion de la participation politique de la femme, les dispositions constitutionnelles et législatives adoptées ayant permis de faire de l’Algérie “un pays pionnier en matière de représentation féminine au Parlement”, avec près de 130 élues, outre une représentation de plus en plus croissante des femmes au sein des Assemblées locales élues, a ajouté le chef de l’Etat.

Le président de la République a mis en avant, par la même occasion, sa détermination a poursuivre cette démarche en incluant dans la dernière révision constitutionnelle la responsabilité de l’Etat d’oeuvrer en faveur de la parité entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et pour l’accès de la femme aux postes de responsabilité dans les institutions et administrations publiques, et dans le secteur économique.

Cette journée mondiale doit être “l’occasion d’exprimer notre fierté à l’égard de notre pays et des femmes algériennes, de leurs acquis et des réalisations accomplies, et non une journée de revendications et de luttes comme c’est le cas dans de nombreuses régions du monde, y compris dans les pays développés où la lutte, par exemple, pour l’égalité salariale est en tête des revendications pour célébrer cet événement”, a conclu le président de la République.