Transsaharienne

5 Dezembro, 2013
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M. Mohamed Ayadi, président du comité de liaison de la transsaharienne :
« L’Algérie a réalisé le tronçon le plus important »

La capitale du Sénégal, Dakar, abritera les 12 et 13 du mois de décembre, un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement qui suivent le comité de la mise en œuvre du NEPAD. Un sommet qui traitera de la question du financement des infrastructures de transport en Afrique.  
Et justement, « un forum sera organisé lors de cette initiative. Il regroupera des responsables de l’administration et des opérateurs privés dans l’objectif « d’associer quantitativement » le secteur privé dans  la réalisation d’infrastructures de transport », précise le président du comité de liaison de la transsaharienne, M. Mohamed Ayadi.
Ce projet dira, M. Ayadi, a accusé un grand retard dans sa réalisation en raison de l’absence d’infrastructures, comme les routes. « L’Afrique a une très faible part dans les échanges mondiaux », déclare M. Ayadi en affirmant que « le volume des échanges sur le plan continental ne représente que 3% des échanges mondiaux, tandis que le volume des échanges internes ne représente que 11% des échanges du continent avec l’extérieur.
Aussi, en termes d’infrastructures, le responsable a indiqué, qu’ « il y a toute une politique : le Nepad en tant qu’organisme, a été mis en place à l’initiative de chefs d’Etat africains, qui, à son tour, a mis sur rails, un programme d’infrastructures  avec de « très grands projets ». Ainsi, des projets qui ont un impact sur le développement du continent ont été identifiés, leur viabilité étudiées, et leurs modes de financements ont été trouvés, reste leur mise en route, et c’est « l’objectif de la réunion prochaine de Dakar », précise M. Ayadi.
Dans cette optique, et, pour ce qui est du rôle de l’Algérie lors de ce sommet,  M. Ayadi a fait savoir que l’Algérie est en premier lieu membre du comité de suivi du NEPAD et qu’elle joue un rôle « important » au sein du projet de la Transsaharienne, dans la mesure où elle a joué un rôle moteur. « L’Algérie a réalisée certainement le linéaire le plus important dans le cadre de la Transsaharienne, puis qu’elle a réalisé 1.400 km, et que nous sommes arrivés jusqu’aux frontières du Niger et du Mali, aujourd’hui l’Algérie est en train de réaliser 200 km », affirme-t-il.
Pour ce qui est de l’état d’avancement de ce projet lancé en 1970, et qui a accusé un énorme retard dans sa réalisation, le président du comité de liaison de la Transsaharienne a affirmé que chaque pays marche avec « sa musculation financière ».  « L’Algérie a les moyens de financer sa partie de l’ouvrage et elle l’a fait à l’exemple du Nigéria qui a rempli sa part en réalisant 1.130 km, mais les autres pays empruntent de l’argent pour achever la réalisation de ce projet. En ce qui concerne notre pays, le responsable nous apprendra que  « pour l’Algérie, il ne lui reste que 400 km à réaliser tandis que le reste va être lancé dans l’avenir. »  
 M. Ayadi a souligné qu’il est important de poser avec insistance le problème des échanges et qu’aujourd’hui les échanges se font dans le cadre du troc (la quantité, les opérateurs, le volume…). « Il faudra bien un jour mettre en place une institution qui prenne en charge les préoccupations des échanges des deux rives du Sahara pour qu’ils s’accélèrent ». Il a fait savoir que le comité de la Transsaharienne a conduit une étude dans ce sens et qui a abouti à la conclusion qu’il fallait  une instance pour prendre en charge, pour  vulgariser, aider, informer et former. « C’est une grande préoccupation si on veut transformer le bénéfice de la route en gain économique », précise M. Ayadi en ajoutant que le niveau d’échange tel qu’il a été observé à travers l’étude réalisée a connu une « grande croissance », mais il reste inférieur à 1% relevant de l’échange avec l’Afrique.
M.  Ayadi a estimé à la fin, que l’Algérie à de quoi être fière et que,  « à part l’Afrique du Sud qui domine de loin,  les autres pays avec 10.000 km d’autoroute qui rapportent 6 milliard de dollars par an, l’Algérie occupe la seconde place avec un réseau puissant de 1.200 km d’autoroute. »  (El Moudjahid du 4 décembre 2013)