Programme de développement post-2015

27 Setembro, 2013
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Lamamra relève la participation active de l’Algérie au Programme de développement post-2015

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a relevé jeudi à New York la ’’participation active’’ de l’Algérie aux différentes consultations sur l’Agenda mondial de développement post-2015 tout en rappelant les réalisations algériennes des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Ce nouvel Agenda post-2015, rappelle-t-on, est appelé à prendre le relais des 8 OMD qui recouvrent de grands enjeux humanitaires et dont l’échéance arrivera en avril 2015 mais que plusieurs pays en développement n’auront pas pu totalement réaliser d’ici cette date.

Intervenant lors de la Réunion de haut niveau sur les OMD et l’Agenda post-2015, tenue dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Lamamra a affirmé que la participation de l’Algérie dans l’élaboration de ce prochain programme mondial traduisait sa volonté à contribuer de manière constructive à l’enrichissement du débat international sur cet agenda.

A ce propos, le système des Nations-Unies a organisé des consultations nationales dans 83 pays, dont l’Algérie, pour la définition de ce prochain Agenda de développement.

Progrès importants réalisés par l’Algérie dans les OMD

Au sujet de la mise en oeuvre des OMD en Algérie, le ministre a fait savoir lors de cette réunion onusienne de haut niveau que le pays, qui a pleinement adhéré à ces objectifs, ’’a enregistré des progrès importants’’ dans la réalisation de la grande majorité des OMD.

Ces progrès réalisés par l’Algérie, a-t-il précisé, portent respectivement sur l’éradication de la pauvreté, l’éducation pour tous, l’égale participation hommes-femmes dans le processus de développement, la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et la protection de l’environnement.

Pour certains volets des OMD qui n’ont pas encore été parachevés, M.Lamamra s’est dit ’’confiant’’ que d’autres progrès seront réalisés par l’Algérie d’ici l’échéance 2015.

Donnant le point de vue de l’Algérie sur les paramètres à prendre en compte dans l’élaboration de l’Agenda post-2015, le chef de la diplomatie algérienne a mis, tout d’abord, l’accent sur la nécessité d’une ’’évaluation rigoureuse’’ du programme des OMD avec ses points forts et ses faiblesses avant la formulation définitive du prochain cadre.

La coopération internationale incontournable pour l’Agenda post-2015

L’autre élément préconisé par le ministre est la coopération et la solidarité internationales qui, selon lui, devraient être ’’un élément fondamental’’ de l’approche à adopter pour l’après-2015.

Sur ce point précis, M. Lamamra a prévenu qu’il était essentiel que l’Agenda de développement post-2015 ne soit pas marqué par des ’’conditionnalités’’ en matière de coopération et d’aide au développement.

En effet, a-t-il expliqué, bien que la bonne gouvernance (droits de l’homme, Etat de droit) soit essentielle, il importe d’oeuvrer, cependant, à ’’la réalisation d’un équilibre entre les droits civils et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels.’’

Par ailleurs, et au niveau africain, M. Lamamra a rappelé devant l’ONU que le 21ème Sommet de l’Union africaine de mai dernier avait décidé de la mise en place d’un comité de haut niveau des chefs d’Etat et de gouvernement pour le programme de développement post-2015, appelé ’’Comité des 10’’.

Ce Comité africain, dont l’Algérie est membre, a tenu sa première réunion lundi dernier à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, afin de définir une position africaine commune pour porter à la communauté internationale les préoccupations de l’Afrique pour le Programme de développement post-2015, rappelle-t-on.