Le taux de remplissage des barrages est de plus de 72%

5 Fevereiro, 2019
|

Le taux de remplissage des barrages a dépassé les 72%, soit un volume de 4,94 milliards de m3, a indiqué samedi à l’APS le ministre des Ressources en Eau, Hocine Necib.
“L’analyse des réserves des barrages, à partir de septembre 2018 jusqu’à janvier 2019, a mis en évidence des apports importants dans la réserve nationale en eau en atteignant 4,94 milliards de m3 dont 4,1 milliards de m3 sont exploitables”, précise le ministre.
A ce propos, il a avancé que le volume de 4,1 milliards de m3 exploitables permet une autonomie de la majorité des barrages pour une période d’une (1) année, et ce, pour tous les usages (eau potable, agriculture, industrie…).
En comparant le volume de remplissage des barrages à la date du 31 janvier 2019 par rapport au 31 janvier 2018 , il est constaté un apport supplémentaire de 1,3 milliard de m3, fait savoir M. Necib.

Selon lui, cette situation hydrologique “très favorable” a eu un “impact positif” sur l’autonomie des barrages en matière de disponibilité des ressources en eau.
A titre d’exemple, le taux de remplissage a atteint 100% dans treize (13) barrages et un taux égal ou supérieur à 80% dans 30 autres barrages.
En somme, 61 barrages sur les 65 exploitables disposent d’un niveau de remplissage “globalement confortable” étant donné que leur réserve d’eau est “au-dessus de la moyenne inter annuelle”, c’est-à-dire disposant d’un volume dépassant la moyenne de plusieurs années.
“L’évolution des apports au niveau des barrages sur les cinq dernière années montre que les plus importants apports sont enregistrés à partir du mois de janvier jusqu’au mois d’avril”, poursuit-il.
A ce propos, M. Necib note qu’aujourd’hui, “le pays se trouve dans une situation hydrique relativement sécurisée grâce à la politique qui a été suivie depuis l’an 2000 sous la haute autorité du président Abdelaziz Bouteflika, et ce, en dépit du fait que nous appartenons à une région sujette au stress hydrique et au changement climatique”.
“De nombreux investissements ont été réalisés dans notre pays depuis l’an 2000 s’inscrivant dans une stratégie de sécurisation hydrique. Avec tous ces investissements engagés en matière de barrages, de grands transferts, de dessalement, des stations dépuration ainsi qu’avec toutes les réformes engagées dans le secteur, on peut dire qu’aujourd’hui, notre pays se trouve dans une situation relativement sécurisée” en matière d’eau, soutient le ministre.