18e jour de campagne : décentralisation, choix des compétences et vote pour un “changement positif”

27 Abril, 2017
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ELECTIONS 2017La décentralisation, comme “instrument probant” de développement, une composante plus étoffée du prochain parlement en termes de compétences et un vote massif pour un “changement positif”, ont constitué les principales idées développées mercredi par des leaders de partis politiques, dans le cadre de la campagne électorale des législatives du 4 mai.
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, en meeting à Bejaia, a longuement plaidé en faveur de la décentralisation, qui représente, a-t-il dit, un “instrument probant” pour soutenir “le développement local et par, voie de conséquence, celui du pays tout entier”.
“Il faut rendre la décentralisation effective”, a-t-il préconisé, soulignant que son parti en fera un axe “central” de son activité au sein du prochain parlement, l’enjeu étant, au-delà de la démocratisation de la décision, de susciter “la compétition inter-wilayas et l’exploitation pleine des potentialités locales et régionales dans l’intérêt général du pays”, a-t-il argumenté.
Lors d’un second meeting à Bouira, Ahmed Ouyahia a affirmé que la seule solution à la crise que traverse le pays ainsi qu’aux différents problèmes que vit le peuple algérien est de “se mettre au travail”.
Le secrétaire général du RND a mis en exergue, d’autre part, la nécessité de préserver l’unité de l’Algérie, affirmant que “Tamazight, langue nationale et officielle, en constitue le ciment”.
Le président du parti Tadjamoue Amel Al Djazair (TAJ), Amar Ghoul, a appelé à Ain Kerma, dans la wilaya d’El Tarf, les citoyens à “saisir l’opportunité des législatives pour désigner des parlementaires intègres et compétents et opérer un changement positif”.
Plaidant pour une valorisation des multiples potentialités de la wilaya d’El Tarf, Amar Ghoul s’est prononcé pour la mise en place de “programmes de développement d’urgence en faveur des régions frontalières permettant de rentabiliser les richesses de ces régions”.

La réussite des élections sera celle de toute l’Algérie

Depuis Aïn Defla, le président du mouvement El Islah, Filali Ghouini, a soutenu que la réussite des prochaines législatives constituerait une “réussite de toute l’Algérie”, appelant à une forte  participation à ce rendez-vous électoral.
Outre le renforcement des institutions de l’Etat à la faveur de la crédibilité qu’un vote massif  leur accordera, le scrutin du 4 mai constitue “une occasion propice pour désigner les hommes et les femmes à même de participer à la recherche de solutions aux divers problèmes dans lesquels se débat le pays”, a-t-il précisé.
Selon lui, “il est plus qu’impératif de mettre fin aux agissements de ceux qui fragilisent l’Assemblée populaire nationale en faisant d’elle une institution qui légifère des lois sur mesure, ternissant ainsi son image”.
Dans un second meeting à Chlef, M. Ghouini s’est félicité des “acquis réalisés grâce à la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qui a mis un terme à l’effusion de sang et nous a sauvés du naufrage”.
Un vote massif pour “changer les rapports de forces politiques en faveur de la majorité populaire”, tel a été le credo de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qui a animé un meeting à Bejaia.
“L’enjeu des prochaines élections est de modifier les rapports de force au sein du parlement.
Un vote massif est de nature à favoriser la création de groupes parlementaires acquis aux travailleurs et aux classes laborieuses”, a-t-elle expliqué.
Mettant en relief l’engagement des députés de son parti lors de la précédente législature, elle a estimé que son groupe parlementaire “n’a pu enrayer” l’adoption par l’Assemblée de lois qu’elle a qualifiées d’”antisociales et pro-libérales”. D’où le nécessité, a-t-elle déclaré, de “renverser la donne le 4 mai, non seulement en votant massivement, mais aussi en élisant des candidats à même de défendre les droits et acquis des travailleurs”.
De son côté, le président du Mouvement de la société de la paix (MSP), Abderrezak Mokri, représentant de l’alliance MSP-Front du changement, a opté à Saïda pour le thème de la jeunesse, affirmant que le programme de son parti accordait une “grande importance aux jeunes” et œuvrait à assurer “toutes les conditions pour l’épanouissement de cette frange de la société dans tous les domaines”.
L’intervenant a insisté aussi sur la participation de la femme algérienne dans toutes les institutions de l’Etat, estimant que l’accès de la femme au parlement signifiait sa “responsabilisation et la mise en échec de tous les complots qui la visent”.
M. Mokri s’est engagé, en cas de large victoire de son parti aux élections, à “transformer le pays, en l’espace de cinq années, en une destination privilégiée dans le monde arabe, en termes de services, de tourisme, de transports, d’enseignement, de santé et d’infrastructures économiques”.
Au cours d’un meeting à Sétif, Amara Benyounes, président du Mouvement populaire algérien (MPA), a considéré que les élections étaient “la seule option pour construire l’Algérie dans la sérénité avec le concours de tous ses enfants”.
Evoquant la situation économique du pays, M. Benyounes a indiqué que tous les experts économiques s’accordent à dire que l’Algérie peut dépasser sa crise actuelle, étant donné qu’elle n’a pas de dette extérieure et dispose de plus de 100 milliards de dollars de réserves de changes. Il a, néanmoins, insisté sur l’importance d’opérer des réformes “profondes”.
A propos du déroulement de la campagne électorale à quelques jours de son achèvement, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, en déplacement à Tizi-Ouzou, a  exprimé sa “satisfaction”, estimant qu’elle s’est caractérisée jusque la par “le calme, la sérénité et le respect mutuel entre les candidats ainsi que par le respect de la loi”.